Engagement civique

Pétitions en préparation

Le manifeste pose les principes. Les pétitions transforment ces principes en propositions législatives concrètes, déposées officiellement à l'Assemblée nationale via la plateforme petitions.assemblee-nationale.fr. Voici les premières que nous préparons.

Les textes complets des deux pétitions sont accessibles aux signataires du manifeste.

Vous pouvez lire ci-dessous le début de chaque pétition et les principes-clés. Pour accéder au texte intégral (exposé des motifs détaillé, faits chiffrés, comparaisons internationales, demande législative complète), signez le manifeste — 30 secondes, aucun engagement au-delà.

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Vous trouverez ci-dessous le contenu détaillé des deux pétitions en préparation, avec accès aux textes complets en PDF.

Pétition n°1 · Dépôt prévu automne 2026

Médiation familiale obligatoire et de bonne foi

Chaque année en France, plus de 380 000 enfants voient leurs parents se séparer. Dans une majorité de cas, le conflit s'installe — non parce que les parents seraient incapables de s'entendre, mais parce que rien dans la procédure judiciaire ne les y oblige avant le contentieux. Les juges aux affaires familiales tranchent sous l'urgence, sur dossier, en quelques minutes d'audience. L'enfant devient l'enjeu d'un combat que la justice n'a ni les moyens ni le temps d'apaiser.

Pourtant, lorsqu'elle existe, la médiation familiale fonctionne. Le rapport TMFPO du GIP Justice (2021) a évalué l'expérimentation française de tentative de médiation familiale préalable obligatoire menée dans neuf tribunaux entre 2017 et 2020. Résultat : parmi les couples ayant suivi la médiation jusqu'à son terme, une part majoritaire est parvenue à un accord total ou partiel, et la récidive contentieuse a fortement diminué dans les deux ans suivants. Malgré ces résultats, le dispositif n'a jamais été généralisé.

À l'étranger, la médiation obligatoire est devenue la norme :

En Norvège, depuis 1993, toute séparation avec enfants impose une médiation préalable. Environ 86 % des couples y trouvent un accord, et les tribunaux traitent significativement moins de litiges familiaux par habitant qu'en France…

Notre pétition proposera :

  • Une médiation préalable obligatoire pour toutes les séparations parentales
  • Une exclusion explicite des situations de violence ou d'emprise
  • Un contrôle de bonne foi par le médiateur
  • Un accès financier garanti pour tous

→ Lire la suite (exposé des motifs complet, comparaisons internationales détaillées, demande législative en 5 points) est réservé aux signataires du manifeste.

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→ Lire le texte complet (PDF)

Document de travail réservé aux signataires. Merci de ne pas le diffuser publiquement avant le dépôt officiel.

Pétition n°2 · Soutien citoyen à la PPL 819

Pour l’inscription rapide à l’ordre du jour de la PPL 819 sur la résidence alternée par défaut

Le 21 janvier 2025, la députée Christine Le Nabour (Ille-et-Vilaine, Ensemble pour la République) a déposé à l’Assemblée nationale la proposition de loi n° 819, qui vise à faire de la résidence alternée le principe par défaut en cas de désaccord parental, sauf décision motivée du juge.

À ce jour, la PPL 819 a recueilli 110 cosignatures transpartisanes — un record absolu. Elle a reçu le soutien public de Yaël Braun-Pivet, Gérald Darmanin et Agnès Canayer. Pourtant, plus de 18 mois après son dépôt, elle reste « en attente de programmation » à l’ordre du jour. Notre pétition citoyenne vise à débloquer son inscription en séance.

En France, en 2022, seulement 21 % des enfants concernés par une décision de justice après séparation vivent en résidence alternée. 72 % vivent chez leur mère, 7 % chez leur père (chiffres ministère de la Justice). Lorsque la résidence alternée n'est demandée que par un seul parent, le juge ne l'accorde que dans environ 25 % des cas. Chaque année, environ 12 000 enfants voient leur lien avec l'un de leurs parents — leur père dans la grande majorité des cas — réduit à quelques jours par mois.

Ce chiffre est une anomalie européenne. En Suède, environ 40 % des enfants de parents séparés vivent en résidence alternée, juridiquement présumée depuis 1998 (Bergström, Fransson 2018). En Belgique, la loi du 18 juillet 2006 oblige le juge à examiner prioritairement l'hébergement égalitaire à la demande d'un seul parent. La résidence alternée concerne aujourd'hui environ 30 à 40 % des familles séparées.

En Italie, depuis 2006, le juge doit motiver toute décision de garde monoparentale. La résidence alternée représente environ 40 % des modes de garde. En Espagne, 30 % des séparations. Plusieurs communautés autonomes (Aragon, Catalogne, Valence) l'ont inscrite comme principe par défaut. Au Québec, 20 % des divorces…

Notre pétition demandera :

  • L’inscription rapide de la PPL 819 à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, dans une niche parlementaire
  • Son examen et son vote dans la version déposée le 21 janvier 2025
  • Un amendement renforcé sur les violences et l’emprise, aligné sur l’article 48 de la Convention d’Istanbul
  • Formation continue obligatoire des juges aux affaires familiales et évaluation indépendante tous les trois ans

→ Lire la suite (études internationales détaillées, démonstration article par article, demande législative en 4 points) est réservé aux signataires du manifeste.

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→ Lire le texte complet (PDF)

Document de travail réservé aux signataires. Merci de ne pas le diffuser publiquement avant le dépôt officiel.

Notre méthode

Pourquoi ces deux pétitions en particulier ? Parce qu'elles sont à la fois les plus urgentes (12 000 enfants par an perdent leur lien à un parent par défaut de motivation judiciaire) et les mieux étayées par des comparaisons internationales et des études scientifiques convergentes.

Nous choisissons l'ordre de dépôt avec soin : la médiation obligatoire d'abord (plus consensuelle, fait moins peur, gagne plus facilement le seuil de 100 000 signatures), puis la résidence alternée (portée par la dynamique de la première).

Les textes finaux que nous déposerons à l'Assemblée nationale seront strictement conformes aux exigences de la plateforme officielle : rédigés en français, sans contenu diffamatoire ou discriminatoire, avec une demande opérationnelle claire. Vous pouvez consulter les drafts dans leur état actuel en signant le manifeste.